Les nez diffèrent d’un peuple à l’autre autant que les visages. Un nez moyen-oriental a souvent un dorsum haut, une bosse marquée et une pointe qui tombe au sourire. Un nez africain ou est-asiatique peut avoir un dorsum plus bas, une base plus large et un cartilage plus souple sous une peau plus épaisse. Les nez méditerranéens et balkaniques ont leurs propres caractéristiques. Aucune de ces particularités n’est un problème à corriger ; elles sont le point de départ, et la rhinoplastie ethnique désigne une chirurgie qui affine un nez dans son propre caractère plutôt que de le remplacer par une forme standard.
Istanbul se trouve au croisement de l’Europe, du Moyen-Orient et de l’Asie centrale, et des personnes de toutes origines y vivent. La rhinoplastie ethnique se planifie donc d’après la structure du nez lui-même, et non d’après une étiquette d’origine.
Affiner, sans effacer
Un objectif central est un nez qui continue de s’accorder au visage qui l’entoure : ni trop petit, ni trop étroit, ni trop retroussé pour les pommettes et les lèvres entre lesquelles il se trouve. Le Dr Teker planifie chaque rhinoplastie ethnique selon les proportions de votre propre visage. Une bosse peut être adoucie sans aplatir le profil ; une pointe peut être relevée sans devenir pointue ; des narines peuvent être rétrécies sans paraître pincées.
La peau et le cartilage déterminent la technique
Deux choses rendent la rhinoplastie ethnique techniquement différente. Une peau épaisse ne laisse pas voir la forme fine du cartilage sous-jacent, de sorte que la définition doit venir de la construction d’une charpente plus solide plutôt que du retrait de tissu. Un cartilage souple ne peut pas tenir seul une nouvelle forme ; il est donc soutenu par des greffons de votre propre cartilage prélevé sur la cloison, l’oreille ou, pour un dorsum bas, un petit fragment de côte. Vos propres tissus sont généralement préférés aux implants en silicone pour la stabilité à long terme.
Le nez moyen-oriental
Une demande fréquente concerne l’association d’une grosse bosse, d’une pointe tombante et d’un nez qui s’allonge au sourire. Abaisser la bosse seule laisse la pointe pendante ; la pointe est donc relevée et soutenue en même temps, et le muscle qui l’abaisse au sourire est libéré. L’objectif est de conserver la force du profil tout en lui retirant sa lourdeur.
De la patience avec le gonflement
Une peau épaisse gonfle plus longtemps. Le dorsum paraît définitif en quelques mois, mais la pointe continue de s’affiner pendant douze à dix-huit mois, à mesure que la peau se rétracte autour de son nouveau soutien. Des bandes adhésives après l’opération et, parfois, de petites injections y contribuent. Le Dr Teker explique ce calendrier en consultation, pour que l’évolution plus lente de la pointe soit attendue plutôt qu’inquiétante.